ALERTE : COMMENT UN SIMPLE RITUEL DE BEAUTÉ DÉTRUIT LES OCÉANS

On le fait sans y penser, assez machinalement et en toute innocence, puisqu’on en est ABSOLUMENT PAS INFORMÉ. Mais ce simple rituel de beauté a des conséquences inimaginables sur l’environnement.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature pousse un cri d’alarme et lance la campagne #cleanseas. Mais cet appel n’est pas parvenu jusqu’aux industriels qui vous rendent complices de leurs exactions.


Découvrez une vérité cachée qui va bouleverser vos habitudes...

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Vous avez entendu parler des continents de plastique, immenses plaques de déchets tourbillonnants dans les zones de gyre des océans de la planète entière ? Ces véritables soupes de plastique croissent au point qu’elles inquiètent les océanographes : désormais, leur épaisseur plonge de plusieurs mètres sous la surface, affectant de plus en plus d’espèces marines. On a tous en tête ces images écoeurantes d’oiseaux échoués le ventre rempli de bouchons plastiques et celles des tortues prises dans des lanières en plastique.

Récemment, les scientifiques viennent de faire une découverte encore plus dramatique, constituant une menace majeure sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Donc, in fine, sur nous les hommes. Pourtant, l’ennemi est si petit qu’il est quasiment invisible. Son existence est pratiquement insoupçonnable et sa présence dans nos produits cosmétiques indécelable.

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LE PLANCTON, EDIFICE MICROSCOPIQUE DE TOUTE VIE SUR TERRE

 

La chaîne alimentaire est un ensemble complexe d’interaction dont l’humain est le maillon final. Dans le principe, les gros prédateurs mangent des prédateurs moyens qui mangent eux-mêmes des animaux plus petits. Dans le principe imagé, car les baleines par exemple se nourrissent de plancton, larves, crustacés, algues microscopiques qu’elles filtrent grâce à leurs fanons. Effectivement, à la base de cette chaîne alimentaire, il y a le plancton, nom générique qui désigne l’ensemble des organismes microscopiques qui peuplent les eaux du globe.

 

Le plancton se divise en deux catégories. Le zooplancton regroupe les espèces animales du genre, se nourrissant de matière vivante. Il participe très activement aux mélanges des couches d’eau, essentiel à leur chimie. Le phytoplancton est un plancton végétal, vital pour la Terre et ses habitants. Il représente environ la moitié de la production organique sur la planète. Grâce à la photosynthèse, le phytoplancton produit 50% DE L'OXYGÈNE tout en captant la majeure partie du CO2 de l’atmosphère. Il participe ainsi de façon décisive à la lutte contre le réchauffement climatique. Inutile de vous dire combien ce plancton est donc essentiel à notre survie, ni combien il est fragile. Aujourd’hui, il fait face à une menace tout à fait inédite et inquiétante.

 

Certes le plancton souffre du réchauffement et de l’acidification des océans notamment. Hypersensible à tout changement de son milieu, le plancton diminue dans les zones polluées, après les marées noires par exemple. Mais il court aujourd’hui un risque encore plus insidieux à la fois de raréfaction mais aussi de contamination de l’ensemble de la chaîne alimentaire. Cet ennemi se présente sous la forme des microplastiques.

 

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À LA FOIS DÉCHET ET PRODUCTION INDUSTRIELS

 

La majeure partie des microplastiques proviennent de la dégradation des matières plastiques usuelles. Le sac plastique jeté sur le bord du chemin met un temps fou à disparaître mais en l’occurrence, il ne le fait pas complètement. Il n’est pas non plus “recyclé” comme ce serait le cas d’un composant organique, une feuille par exemple. En vérité, il se “fracture” et se disperse sous la forme de petits bouts dont les plus petits conservent le qualificatif et les caractéristiques de plastique, fut-il micro.

 

Un microplastique est un morceau de matière synthétique dont la taille le rend invisible à l’oeil nu. C’est cette taille infime qui en rend le traitement et l’épuration si difficile. De sorte que l’on considère que 10% du plastique n’est pas filtré par les stations d’épuration d’eau, avec des conséquences sur l’eau du robinet dont nous traiterons prochainement. Mais s’il n’est pas filtré, s’il est donc rejeté, ce microplastique a toutes les chances de finir dans les cours d’eau et in fine dans l’océan. Désormais sa concentration dans nos mers est telle qu’il est ingéré dans le plancton, auquel il cause autant de méfaits que les bouchons de plastiques aux cormorans. Or le plancton est encore plus fragile et sa position dans notre fameuse chaîne alimentaire est encore plus essentielle.
 

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LE DANGER VIENT DE VOTRE TROUSSE À … MAQUILLAGE

 

La pollution plastique est bien connue. Des mesures comme la suppression des sacs à la caisse des magasins concourent à la limiter. Pourtant elle croît, la faute à des choix industriels irresponsables. Et c’est dans notre salle de bain, précisément dans notre trousse à maquillage que se terre le danger. Les industriels de la cosmétique font un usage désastreux des microplastiques.

 

Ils s’en servent en effet pour alléger et donner de la texture à leurs crèmes. Vous aviez sans doute noté que vos produits de beauté valaient au kilo le prix de l’or ! Que pensez du fait qu’avec des microbilles plastiques, les industriels puissent augmenter le volume tout en diminuant la quantité d’ingrédients “actifs” ? Dans le cas des exfoliants, comme les produits de gommage, les industriels ont délibérément privilégié dans leurs formules des billes en microplastiques contenant du gaz, parfois des hydrocarbures ! Dans les produits tenseurs et les anti-rides, ces microplastiques sont des billes élastomères ou des thermoplastiques extenseurs.

 

De fait qu’en vous maquillant, Mesdames, vous portez sans le vouloir atteinte à l’environnement. La publicité, dont use et abuse ses grandes marques, se garde bien de vous avertir sur les ravages des composants microplastiques.

 

Le pire resterait-il à venir? Vous avez sans doute entendu parler des nanotechnologies et des nano-particules. Elles envahissent désormais tous les domaines et pas seulement notre électronique. Compte-tenu de leur échelle, il sera impossible de les filtrer et de les recycler.

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QUE POUVONS-NOUS FAIRE?


Une fois de plus, nos choix en tant que consommateurs peuvent faire la différence. Par exemple, nous pouvons :

  • Nous informer, lire les étiquettes, décrypter, prévenir. L’union des consommateurs fera leur force.

 

  • Privilégier les fibres naturelles pour nos vêtements.

 

  • Bannir les paillettes de nos produits de maquillage, sur la peau comme sur les ongles.

 

  • Privilégier les cosmétiques bio et les recettes “façon grand-mère” à base des produits primaires les plus naturels.

 

L’alternative existe. À la façon des irréductibles gaulois, de nombreux artisans mettent toute leur énergie dans la conception d’éco-produits.

Pour l’exfoliation par exemple, le laboratoire artisanal Beauty Garden propose un gommage à la noix. Réduite en poudre, la noix procure une action aussi efficace que douce. Et pour le coup, on peut être sûr que les composants organiques se dégraderont avant de venir polluer l’organisme du plancton.

 

Ce sont nos choix de consommation qui feront le monde de demain.

 

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